Assemblée générale du 9 novembre 2017

L’association a tenue son assemblée générale le 9 novembre 2017, à laquelle ont participé 18 membres, ainsi que le président de l’association « Les Echanges de Savoirs », invité, ainsi que madame Claudine Fégean, adjointe au maire en charge de l’action sociale et des solidarités, représentant le maire de Lannion.

Le rapport moral ainsi que le rapport financier ont été validé par l’Assemblée Générale. L’assemblée générale a ensuite décidé à l’unanimité de faire un don de 1 000€ à l’association « Une IRM pour le Trégor« , illustrant ainsi son ancrage territorial.

Le conseil d’administration, renouvelable par moitié, a été complété et a désigné son bureau dans la foulée. La composition du conseil d’administration est inchangée, ainsi que celle du bureau.

Sont élus pour un mandat de 2 ans : Christian Kubiak, Jean-Pierre Le Hir, Marie-Françoise Le Hir, Catherine Ingrand, Marie-France Rousselot.

Restent pour un mandat d’un an : Yolande Bouidenne et Dominique Bosc, Joël Jumelin, Emmanuel Le Bolzer.

Le bureau est composé de :

– Christian Kubiak, président.
– Catherine Ingrand, secrétaire,
– Jean-Pierre Le Hir, trésorier,
– Dominique Bosc, trésorier-adjoint.

A l’issue de l’assemblée générale, Stéphanie Hamon, du CLPS, a décrit les activités de son organisation et répondu aux questions des membres de l’association.

Un mois de septembre bien occupé !

La rentrée de septembre a été bien chargée, comme toutes les rentrées.

Tout d’abord, nous avons été présents au forum des associations de Lannion le samedi 9 septembre. Cette journée a été complétée par une réunion d’accueil des nouveaux le mardi 19 septembre, à laquelle ont assisté 6 personnes intéressées par notre association. Cette réunion d’accueil avait pour but de permettre la rencontre entre les « nouveaux » et les membres de l’association.

Une partie des membres intervenant aux côtés de la Mission Locale Ouest-Côtes d’Armor ont participé à un « café-parrainage » organisé par la Mission Locale mardi 12 septembre. Ce café-parrainage a permis de nombreux échanges entre les parrains et les conseillers de la Mission Locale. La réunion s’est terminée avec un apéritif offert par la mission locale, au cours duquel les discussions particulières se sont poursuivies, notamment avec quelques « filleuls » potentiels, venus à la rencontre des parrains/marraines.
Pour ce qui concerne la préparation aux concours d’Aides-Soignantes et Soignants, rendez-vous a été pris pour lancer l’action, et deux parrainages ont d’ores et déjà été initialisés.
Maison de l'Emploi à Lannion

Septembre, c’est aussi le mois au cours duquel nous verrouillons avec l’IUT et l’ENSSAT les plannings des entretiens pour l’année 2017-2018. Le 27 septembre, l’association a réalisé comme chaque année une présentation aux étudiants de l’ENSSAT en filière par apprentissage sur le thème de l’évaluation en entreprise. Ces étudiants devront périodiquement auto-évaluer leurs progrès, et bien sûr, confronter leur auto-évaluation à celle qu’aura réalisée en parallèle leur tuteur.

Les premières sollicitations du CLPS pour participer à des jurys de Validation de Projets Professionnels sont arrivées, bien avant le Beaujolais nouveau !

Last but not least, les séminaires sur les Usages du Numérique, co-animés par notre association et Les Echanges de Savoirs, ont repris le lundi 18 septembre, de 14 à 16 heures, dans le local des Echanges. Pour trouver le local, cliquer ici.

Parrainage à la mission locale

Le journal Le Trégor, dans son édition du 17 août, a mis à l’honneur le parrainage des jeunes demandeurs d’emploi, outil essentiel de la Mission Locale. Notre association contribue à fournir une part importante des 39 parrains/marraines de la Mission Locale.

Maison de l'Emploi à Lannion

Dans le cadre du dispositif de parrainage, le parrain s’engage à accompagner un(e) filleul(le) dans sa recherche d’emploi pendant une durée de 3 mois minimum. Dans le cas d’Amandine, il s’agissait d’une filleule et d’un couple de parrain/marraine, Dominique Bosc, de l’association Agir Ouest-Côtes d’Armor et Hélène Renon.

Les premiers contacts avaient pour but de la connaître : parcours scolaire, études, potentiel, et souvent activités autres que professionnelles, activités qui peuvent démontrer des aptitudes liées au caractère : dynamisme, effort, évolution en équipe, etc.

On constate souvent chez les filleuls un manque de confiance en soi mais assez vite on arrive à déterminer ce qui freine ce passage à la vie professionnelle. De manière générale, les filleuls au sortir de leurs études ont du mal à se considérer comme des professionnels dans le domaine où ils ont été formés. Un cursus un peu sinueux apparaissait souvent comme un handicap. Les parrains font alors prendre conscience aux filleuls de leurs atouts : expérience complémentaire, réorientation vers un choix plus clair et déterminé, capacité à rebondir, etc.

Ils leurs montrent également que certains centres d’intérêts, certaines activités sportives ou artistiques avec, comme ce fut le cas d’Amandine, l’encadrement de jeunes, sont à mettre à leur actif, alors que ces points n’apparaissent pas dans le CV. On arrive facilement à montrer que ces derniers points peuvent contribuer à décider un employeur à trancher en faveur du filleul par rapport à d’autres candidatures.

Une fois ces points discutés et mis en évidence dans le CV et dans la lettre de motivation, le filleul retrouve une plus grande confiance en soi, ce qui lui permet de dynamiser sa recherche d’emploi.

Pour trouver le ton juste pour décliner tout cela lors de l’entretien d’embauche ou lors d’un contact téléphonique avec l’employeur, les parrains proposent de réaliser une simulation d’entretien d’embauche. Dans le cas d’Amandine, l’exercice a pu se faire avec un autre membre de l’association AGIR Ouest-Côtes d’Armor et bien sûr sans les parrain/marraine, au plus proche des conditions réelles. Finalement, ces rencontres parrain/marraine-filleule, se sont déroulées en moins de 3 mois au terme desquels Amandine a trouvé un emploi qui correspondait à ses qualifications.

Suivre le lien suivant pour accéder à l’article du journal : Le Tregor 2017 08 17.

30 Juin 2017 : Bilan de notre partenariat avec le CLPS

Notre association a signé au début 2017 un partenariat avec le CLPS, l’Enjeu Compétences. Une réunion de bilan s’est tenue le 30 juin 2017, afin de tirer les conclusions de ces 6 mois de collaboration et de se projeter vers la rentrée 2017-2018.

Organisme de formation présent dans une vingtaine de villes de l’ouest de la France, CLPS L’enjeu compétences forme les salariés et les demandeurs d’emploi dans le cadre de la formation continue, de l’alternance et des politiques publiques mises en œuvre par les collectivités territoriales et l’État. Voir Se Former en Bretagne, mais aussi l’article du journal Ouest France.

Notre association a été sollicitée par le CLPS pour participer aux jurys du Certificat de Validation de Projets Professionnel, jurys auxquels participent également un formateur du CLPS ainsi qu’un représentant de la Mission Locale ou de Pôle Emploi selon les cas.

Pour les membres d’AGIR Ouest Côtes d’Armor, ces jurys sont l’occasion d’un échange avec des publics nouveaux et très variés : de jeunes ayant à peine le niveau de la classe de troisième jusqu’à des diplômés BAC+n qui ont du mal à trouver leur voie. Nous avons également suivi un groupe composé exclusivement de non francophones à l’origine. Leur volonté de progresser dans notre langue et de s’intégrer en France était vraiment impressionnante.

Au plan des statistiques, nous avons participé à 27 jurys, ce qui a mobilisé 15 de nos membres. Sur une demi-journée, un jury reçoit entre 2 et 4 personnes.

Aussi bien le CLPS qu’AGIR Ouest Côtes d’Armor ont vraiment apprécié cette première année de collaboration qui sera donc prolongée dès la rentrée. Il a également été décidé, au cours de la réunion, que la responsable de la formation du CLPS intervienne à notre assemblée générale, prévue le 9 novembre 2017.

Recruter à l’heure du numérique

Quelles conséquences pour les simulations d’entretien d’embauche ?

Pour son séminaire annuel (le 6 février 2017), l’équipe de simulation d’entretien avait choisi de réfléchir sur les transformations du marché de l’emploi induites par l’invasion du numérique. Cela faisait suite à un colloque « recruter à l’heure du numérique » organisé par le Conseil d’Orientation pour l’Emploi (COE) auquel avait participé Philippe Saint-Aubin.

Il est banal de constater que le numérique a profondément transformé le marché de l’emploi avec l’apparition de nouveaux acteurs, les sites de recherche d’emploi qu’ils soient dédiés ou non : il existerait 15 000 « job boards » dans le monde pour un marché français de l’intermédiation estimé à 600 millions d’Euros.  En dix ans le nombre moyen de canaux activés par une entreprise pour recruter est passé de 3,5 à 4,9. Sans parler de « l’ubérisation » du travail ou des plateformes de travail à la tâche comme Amazon Mechanical Turk. Les entreprises et les chercheurs d’emploi ont donc adapté leurs stratégies.

Selon une enquête CSA d’août 2016, 91% des chercheurs d’emploi, qu’ils soient déjà salariés ou au chômage, utilisent un outil numérique dans leur recherche et pour 60% d’entre eux cet outil est prioritaire. Il s’agit dans l’ordre :

  • du site de Pôle Emploi (pour 50% des salariés et 61% des chômeurs) ;
  • de sites généralistes tels Jobi Joba, Monster, Keljob ;
  • des sites Internet des entreprises ;
  • du Bon Coin qui dispose d’un portefeuille de 300 000 offres en général de proximité;
  • de sites spécialisés, notamment les réseaux sociaux professionnels comme Linkedin ou Viadeo ;
  • et même de Facebook et Twitter.

Le chercheur d’emploi utilise en moyenne sept pratiques parmi celles testées : consultations multiples de sites, aide à la rédaction ou dépôt de CV en ligne, recherche d’information sur les entreprises, alertes Internet, conseils d’orientation professionnelle, simulation d’entretien, tutoriels, coaching et MOOC divers.

Ces nouveaux outils ont d’abord eu pour conséquence de multiplier les candidatures spontanées ou en réponse à des offres. Ils posent les problèmes connus du numérique sur la transparence des algorithmes, sur la fiabilité de l’information sur les offres et les candidatures et enfin, sur la confidentialité des données. Internet n’a pas rendu le marché du travail plus transparent, mais plus concurrentiel, souvent au détriment des chômeurs par rapport aux candidats déjà en emploi. Les entreprises se sont adaptées à cet afflux de candidatures (un million de CV reçus par an chez Carrefour !). D’une part, elles diminuent leur recours aux petites annonces pour puiser dans leur vivier de candidatures spontanées ; d’autre part, elles utilisent massivement des procédures de tri informatique par mots-clés, soit en interne, soit via un prestataire et ceci au risque d’une standardisation des profils. Selon l’étude du COE, le numérique aurait plutôt entraîné une baisse de la qualité de l’appariement offre/demande dû au « papillonnage » excessif permis par la simplicité des candidatures en quelques clics et l’exploitation en « big data » du gisement de candidats.

Pour autant, les canaux d’accès à l’emploi ont finalement peu changé. L’enquête CSA indique que parmi les sondés ayant trouvé un emploi, 27% l’avaient obtenu par relation personnelle : ce taux est même de 39% chez les plus de 50 ans. On trouvait ensuite à égalité dans 13% des cas les agences d’intérim, les cabinets de recrutement et Pôle Emploi.  Les candidats réfractaires au numérique mettent plutôt en avant le manque de contact humain ou les difficultés physiques ou culturelles d’utilisation de l’outil.

La discussion entre les membres de l’équipe a porté sur les messages à passer lors des debriefings des simulations entretiens. Quelle que soit la méthode de recrutement, l’entretien d’embauche reste un point de passage obligé. Un outil automatique de tri des CV ne permet pas de savoir si le candidat veut réellement venir, s’il s’adaptera au poste proposé ou si ses collègues auront envie de le voir à la machine à café. Pour le candidat, savoir lire une annonce, comprendre ce que recherche l’entreprise et être capable de se présenter en conséquence demeurent des qualités indispensables. Mais trois conseils paraissent pertinents :

  • le tri informatique par mots-clés implique une plus grande attention au vocabulaire utilisé dans le CV et la lettre de candidature. Il faut imaginer les mots clés qui permettront d’être retenu par l’algorithme, en comprenant bien l’annonce. La description des domaines étudiés et les expériences de stage ou extra-scolaires sont à cet égard essentielles.
  • les réseaux professionnels tels Linkedin ou Viadeo sont des mines exploitées par les recruteurs de cadres. Il faut encourager les étudiants à s’y inscrire très tôt. Ils permettent une gestion de carrière plus dynamique.
  • et bien sûr il faut surveiller l’image de soi donnée sur les réseaux sociaux quand le recruteur peut « googler » le candidat en un clic.

Une lettre de motivation choc !

Vous avez une bonne dose de culot, vous pensez avoir des atouts à faire valoir, alors, tentez une lettre de motivation percutante !

Certes, nous déconseillons fortement de copier la fameuse lettre de Léonard de Vinci, objet de cet article, tout comme nous déconseillons tout aussi vivement de copier un modèle de lettre trouvé sur le web, enfin, si vous souhaitez donner un aperçu de votre personnalité.

leonard

Buste de Léonard de Vinci. Manoir du Clos Lucé

Qui était Léonard de Vinci ? Voici ce qu’en dit le Larousse illustré (édition 2000) : né près de Florence en 1452, il a fini ses jours à Amboise au manoir du Clos-Lucé en 1519. C’est un artiste et savant italien. […] Il est célèbre comme peintre de La Joconde, de la Vierge aux rochers, de la Cène, de la Vierge, l’Enfant Jésus et Sainte Anne etc. […] Mais ce grand initiateur de la seconde Renaissance s’intéressa à toutes les branches de l’art (architecture, sculpture), de la science et des techniques, ainsi qu’en témoignent ses écrits et ses étonnants carnets de dessin.

Voici la lettre qu’il écrivit à Ludovic Marie Sforza dit le More, Duc de Milan, afin de lui proposer ses services. Cette lettre pourrait inspirer une candidature spontanée sortant des profils standard, ou bien un pitch de présentation de projet à des investisseurs potentiels ; à condition bien sur d’en retirer la substantifique moelle plutôt que d’en faire un copier/coller rapide.

On peut retrouver la lettre ainsi que des informations intéressantes ici.

Nous la reproduisons ci-dessous en intégralité.

Ayant très illustre Seigneur, vu et étudié les expériences de tous ceux qui se prétendent maîtres en l’art d’inventer des machines de guerre et ayant constaté que leurs machines ne diffèrent en rien de celles communément en usage, je m’appliquerai, sans vouloir faire injure à aucun, à révéler à Votre Excellence certains secrets qui me sont personnels, brièvement énumérés ici.

 J’ai un moyen de construire des ponts très légers et faciles à transporter, pour la poursuite de l’ennemi en fuite ; d’autres plus solides qui résistent au feu et à l’assaut, et aussi aisés à poser et à enlever. Je connais aussi des moyens de bruler et de détruire les ponts de l’ennemi.

 Dans le cas d’investissement d’une place, je sais comment chasser l’eau des fossés et faire des échelles d’escalade et autres instruments d’assaut.

 Si par sa hauteur et sa force, la place ne peut être bombardée, j’ai un moyen de miner toute forteresse dont les fondations ne sont pas en pierre.

 Je puis faire un canon facile à transporter qui lance des matières inflammables, causant un grand dommage et aussi grande terreur par la fumée.

 Au moyen de passages souterrains étroits et tortueux, creusés sans bruit, je peux faire passer une route sous des fossés et sous un fleuve.

 Je puis construire des voitures couvertes et indestructibles portant de l’artillerie et, qui ouvrant les rangs de l’ennemi, briseraient les troupes les plus solides. L’infanterie les suivrait sans difficulté.

machine-de-guerre-1Je puis construire des canons, des mortiers, des engins à feu de forme pratique et différents de ceux en usage.

 Là où on ne peut se servir de canon, je puis le remplacer par des catapultes et des engins pour lancer des traits d’une efficacité étonnante et jusqu’ici inconnus. Enfin, quel que soit le cas, je puis trouver des moyens infinis pour l’attaque.

 S’il s’agit d’un combat naval, j’ai de nombreuses machines de la plus grande puissance pour l’attaque comme pour la défense : vaisseaux qui résistent au feu le plus vif, poudres et vapeurs.

 En temps de paix, je puis égaler, je crois, n’importe qui dans l’architecture, construire des monuments privés et publics, et conduire l’eau d’un endroit à l’autre. Je puis exécuter de la sculpture en marbre, bronze, terre cuite. En peinture, je puis faire ce que ferait un autre, quel qu’il puisse être. Et en outre, je m’engagerais à exécuter le cheval de bronze à la mémoire éternelle de votre père et de la Très Illustre Maison de Sforza.

 Et si quelqu’une des choses ci-dessus énumérées vous semblaient impossible ou impraticable, je vous offre d’en faire l’essai dans votre parc ou en toute autre place qu’il plaira à Votre Excellence, à laquelle je me recommande en toute humilité.

Election d’un nouveau Conseil d’Administration et d’un nouveau bureau

Le conseil d’administration est renouvelable chaque année par moitié. Après l’Assemblée Générale du 17 novembre 2016, il se compose désormais des neufs membres suivants :

Pour un mandat restant d’un an :
Catherine Ingrand, Marie-France Rousselot, Jean-Pierre Le Hir, Marie-Françoise Le Hir, Christian Kubiak

Pour un mandat de deux ans :
Yolande Bouidenne, Dominique Bosc, Joël Jumelin, Emmanuel Le Bolzer.

Le Conseil d’Administration a élu un nouveau bureau lors de sa réunion du 13 décembre 2016 :

  • Président : Christian Kubiak
  • Secrétaire : Catherine Ingrand
  • Trésorier : Jean-Pierre Le Hir
  • Trésorier-adjoint : Dominique Bosc

Journée de formation sur le parrainage organisée par la Mission Locale Ouest-Côtes d’Armor le 25 novembre 2016

Treize parrains, dont sept membres de notre association, ont participé à une formation mise en place par la responsable à la Mission Locale de l’équipe emploi-entreprise, et animatrice du réseau de parrainage.

L’animation de la journée a été confiée au cabinet « Résolutions RH » de Rennes, sur le thème :  » accompagner la fonction de parrain/marraine au sein de la Mission Locale Ouest Côtes d’Armor « .

Quelques-uns des parrains/marraines présents n’avaient aucune expérience du parrainage, mais souvent une pratique des relations humaines et du recrutement. L’expérience des autres participants, en particulier des membres de notre association, les plus chevronnés, allait de deux à dix ans.

Cette formation étant essentiellement pratique et destinée à un partage d’expériences et à l’acquisition de points de repères communs, trois ateliers l’ont jalonnée. Nous avons fait en sorte d’y participer à chaque fois avec des parrains/marraines différents.

Cette journée a été un moment fédérateur pour les parrains/marraines anciens et nouveaux, avec le déjeuner au restaurant pris en commun avec les conseillers-emploi de la Mission Locale. Interrogés sur leur ressenti, les membres de notre association qui débutaient dans le parrainage ont été très intéressés par le travail sur les qualités d’écoute, les récits d’expériences, et les études de cas.

Entretien avec Emmanuelle Kerhervé

Emmanuelle Kerhervé est professeur de communication à l’IUT de Lannion, au département Réseaux et Télécoms. Cet entretien a été réalisé le 29 juin 2016.

A quel titre l’association AGIR Ouest Côtes d’Armor intervient-elle dans votre formation ?

L’association AGIR Ouest Côtes d’Armor organise des simulations d’entretiens d’embauche pour les étudiants de 2ème année d’IUT Réseaux et Télécoms et de Licence pro aGSRi. Chaque étudiant est reçu pendant une heure par deux membres de l’association : 30 minutes d’entretien puis 30 minutes de débriefing.

Cet entraînement, complètement intégré au cours de communication, vise à rendre les étudiants plus efficaces dans leur recherche de stage. Pour ce faire, ils doivent savoir analyser une offre, faire un CV, rédiger une lettre de candidature, se préparer aux entretiens et apprendre à gérer leur stress.

Quels bénéfices vos étudiants en retirent-ils ?

L’intérêt de cet exercice pour les étudiants est triple :

  • Ils s’investissent davantage dans leur formation quand les entraînements qu’on leur propose présentent un caractère réaliste.
  • Ils sont confrontés à des personnes et des points de vue extérieurs ce qui les oblige à s’adapter à des situations diverses, comme « dans la vraie vie ».
  • Ils perçoivent à cette occasion qu’il ne faut pas réduire le métier à ses seuls aspects techniques mais bien mettre en valeur sa motivation et sa personnalité.

Et pour vous-mêmes ?

Pour l’IUT, cette opération serait impossible à monter sans le concours d’une association telle qu’AGIR Ouest-Côtes d’Armor. Cela mobiliserait beaucoup trop de personnes sur de très nombreuses heures et représenterait un coût insupportable pour les formations.

Bilan des Simulations d’entretien à l’ENSSAT

La seconde série de simulations d’entretien à l’ENSSAT a eu lieu les 19, 21, 26, 28 avril et 12 mai. Elle a nécessité 30 demi-journées x intervenants de la part de notre association, pour un effectif de 44 étudiants.

Cette session de simulations a été suivie d’une réunion de bilan avec les enseignants le 26 mai, au cours de laquelle les perspectives pour l’année 2016-2017 ont été abordées.

D’une manière générale, les étudiants sont plutôt satisfaits de ces simulations :

  • l’entretien leur sert de révélateur : difficultés à faire leur présentation personnelle, à décrire des travaux (stages ou projets personnels) sans se perdre dans les détails techniques,
  • les questions du jury ont été jugées pertinentes,
  • les étudiants ont apprécié la discussion de synthèse après la simulation, et notamment les échanges personnalisés avec les intervenants.

Seule ombre au tableau : les simulations d’entretien sont proposées aux étudiants de seconde année, qui n’ont pas encore fait leur stage d’ingénieur. Nombre d’entre eux n’ont pas encore une vision précise de ce qu’ils envisagent pour leur avenir et certains ont pu choisi une offre d’emploi pour laquelle ils n’avaient pas un intérêt très fort.

La discussion en fin de simulation, autour des s erreurs commises, leur offre toutefois une occasion de s’améliorer ; c’est à partir de cette mise en situation réelle non traumatisante que les étudiants perçoivent l’importance des cours de communication qu’ils ont reçus et ils ont compris où et comment ils peuvent progresser.